Les rats n'ont jamais vraiment quitté Marseille, mais depuis quelques mois leur présence se fait plus visible : galeries qui débouchent en pleine rue, rongeurs aperçus en plein jour, et même des pannes de voiture inattendues. Derrière cette impression de recrudescence, il y a des causes très concrètes — chantiers, quartiers anciens, chaleur des moteurs. Voici ce qui se passe, quartier par quartier, et les bons réflexes pour s'en protéger.
Au Panier, les travaux qui font remonter les rats
Le quartier historique du 2e arrondissement vit depuis le début de l'année au rythme d'un chantier de renouvellement des réseaux de gaz. Les tranchées ouvertes et les vibrations des engins ont un effet collatéral que les riverains constatent au quotidien : perturbés dans leurs galeries souterraines, les surmulots remontent à la surface par les trous percés dans la chaussée. Résultat, on les croise désormais dans les rues, près des conteneurs à poubelles, et parfois jusque dans les logements — cuisines, salles de bains, murs où ils creusent leurs passages. La presse locale a recueilli le témoignage d'habitants du secteur de la rue Saint-Antoine, près de la Vieille Charité, excédés de voir ces nuisibles s'installer chez eux.
Ce phénomène illustre une règle simple : dès qu'on bouleverse le sous-sol d'un quartier dense, les colonies de rats se déplacent vers la surface. Un chantier, une canalisation éventrée ou une collecte des déchets perturbée suffisent à créer un afflux soudain dans des rues qui semblaient tranquilles.
Pourquoi les quartiers anciens sont les plus exposés
Le Panier n'est pas un cas isolé. Les secteurs historiques de Marseille — autour de Noailles, des Réformés ou de la Plaine — réunissent toutes les conditions qui favorisent l'installation des rats :
Des caves humides et sombres
Les immeubles anciens disposent de sous-sols frais et peu fréquentés, parfaits pour nicher à l'abri du passage et de la lumière.
Des réseaux souterrains interconnectés
Égouts, vides sanitaires et canalisations communiquent souvent entre bâtiments voisins, offrant aux rongeurs un réseau de circulation continu d'un immeuble à l'autre.
La proximité du Vieux-Port
L'eau, l'activité portuaire et la densité des déchets dans le centre historique fournissent en permanence le couvert et l'humidité dont les rats ont besoin.
Des locaux à ordures mal fermés
Dans les copropriétés anciennes, les locaux poubelles ouverts ou dégradés deviennent des points d'entrée et de nourriture faciles.
Les rats sous le capot des voitures
C'est l'autre visage, plus surprenant, du problème marseillais : les rats ne se contentent plus des caves et des rues, ils s'attaquent aussi aux voitures en stationnement. Attirés par la chaleur du moteur encore tiède, ils se glissent sous le capot pour s'y abriter — et y grignotent ce qu'ils trouvent. Les câbles modernes, dont certaines gaines isolantes sont fabriquées à partir de matières végétales, deviennent une cible de choix.
Les conséquences sont bien réelles : voyants qui s'allument au tableau de bord, sondes sectionnées net, faisceaux électriques endommagés. Des garagistes marseillais rapportent traiter plusieurs cas de ce type chaque semaine, avec des réparations qui tournent souvent autour de 100 à 200 €, et qui ne sont pas toujours prises en charge par l'assurance selon le contrat. Pour limiter le risque, certains professionnels appliquent des répulsifs sur le circuit électrique, mais le geste le plus efficace reste de ne pas offrir de nourriture aux rongeurs alentour.
Les bons réflexes pour s'en protéger
Que l'on habite un quartier ancien ou que l'on gare sa voiture dans la rue, la logique de prévention est la même : couper l'accès à la nourriture, à l'eau et aux abris.
Fermez hermétiquement les poubelles
Conteneurs à couvercle bien jointif, aucun sac laissé au sol la nuit : c'est la première source de nourriture à supprimer, surtout en copropriété.
Entretenez caves et réseaux privés
Vérifiez l'état des regards, siphons et évacuations, colmatez les passages de canalisations avec du grillage métallique ou du mortier — pas de mousse seule, que les rats rongent.
Ne laissez pas de nourriture accessible
Gamelles d'animaux rentrées le soir, restes alimentaires ramassés, miettes et graines nettoyées : un environnement sans couvert décourage l'installation.
Protégez votre véhicule
Évitez de stationner près des points de nourrissage et des poubelles, et signalez tout indice (crottes, câbles rongés) à votre garagiste, qui peut appliquer un répulsif sur le circuit électrique.
Quand faut-il appeler un professionnel ?
Dès que les signes se multiplient — crottes le long des plinthes, bruits nocturnes dans les murs, traces de gras, emballages rongés — la prévention ne suffit plus. Une infestation installée demande un diagnostic précis (espèce, points d'entrée, sources de nourriture), un plan d'appâtage sécurisé et un colmatage durable des accès, avec un suivi pour vérifier que la colonie ne se reconstitue pas. C'est exactement le cadre de notre intervention de dératisation à Marseille, à partir de 250 €, avec appâts sécurisés et passage de contrôle. Nos techniciens sont certifiés Certibiocide, et notre expertise repose sur la biologie du rongeur décrite dans le support Certibiocide « Les nuisibles » (comportement de Rattus norvegicus et Rattus rattus, ressources et reproduction).
Sources : La Provence (situation au Panier), franceinfo et BFM Marseille (rats dans les moteurs de voiture).